Ma guitare

Ma guitare
Toutes les photos de ce blog m'appartiennent. Merci de mettre un lien.


Mes doigts filent, dérobent, agressent, les cordes. L'objet est délicat, il ressemble à un corps. Et moi je le caresse. Son odeur m'enivre, le bois vit et je le sens. Les notes voltigent dans l'air, mais je ne me sens pas encore prête à les écouter. Mes doigts s'usent et souffrent sur l'instrument rêche. Elle est posée sur mes genoux et son bras s'élève vers le ciel. Mon coeur, qui bat un peu trop vite, fait trembler mes mains. Je ne suis pas habile et la musique est trop pure pour sonner correctement. Je crois qu'elle est désaccordée, mais je le suis aussi face à elle. Elle m'intimide, et sa douceur ne suffit pas à me rassurer. Sa matière est tendineuse, mais je sens au fond d'elle, une chaleur flambante. Quand je saurai la toucher, je pourrai sentir cette chaleur s'embraser sous mes doigts. Sa vivacité ne s'étend pas encore, retenue par mon impéritie. Je ne suis pas encore digne d'elle, mais ma volonté à le devenir la dépassera sûrement.



# Posté le lundi 19 novembre 2007 10:50

Modifié le mardi 25 décembre 2007 09:12

Explications complémentaires

Comme je sais à quel point mes textes donnent du fil à retordre à la compréhension de la plupart de mes lectrices, je crée spécialement un article avec la liste de mes textes et avec, une explication complémentaire que j'ajouterais en temps voulu. Je n'aimais pas, sur l'autre blog, c'était très cafouillis et on ne voyait plus très bien les textes au final.

Ma guitare:
Simple description d'une débutante avec sa guitare.

Calciné:
Un amour pas réciproque peu torturer une amitié

Frustration:
Situation inconfortable, aimer et voir l'être aimé avec une autre personne, ne rend pas forcément toute la douceur et la gentillesse à l'âme en peine.

Etrangeté:
Ce texte, c'est moi aujourd'hui, à ce moment précis. Pour mieux comprendre, demain matin j'ai un bac blanc de français et je suis en train de m'entraîner en faisan des sujets. Et je me sens totalement démunie parce que je ne veux pas écrire ce que je pense. J'ai à la fois envie de réfléchir au sujet, mais en même temps ça serait détruire la magie de l'intuition et de l'émotion. Parce que pour moi le savoir a quelque chose de mal-saint, il détruit certaines choses, je ne sais pas vraiment lesquelles mais que l'innocence et l'ingénuité gardent en elles.Voilà, s'il y a des questions j'y répondrait. Parce que ce texte n'est qu'une description de mon état ^^et je comprends qu'il ne soit pas très compréhensible.

Candide: Peut être est-ce mon envie qui passe ? Peut être mon besoin qui me quitte ? Je n'ai jamais à la fois autant réfléchis sur un texte, et à la fois eu cette envie pressante de l'avoir déjà terminé. Peut être l'ai-je bacclé, peut être pas. Si c'est le cas, c'est venu tout seul et je me suis laissée aller à cette envie. J'ai beaucoup réfléchis sur ce sujet, et quand j'ai eu l'impression d'avoir cerné le problème, mon texte n'était pas encore fini. Et là j'ai commencé à m'ennuyer en l'écrivant. C'est sûrement visible. Je n'en suis pas très fière, mais je dirais que c'est la vie. Je ferais peut être mieux la prochaine fois. Vous ne pouvez pas vous imaginer mon soulagement ... je l'ai ENFIN fini. Je déteste ressentir ça. Tant pis. En tout cas, dans ma phase réflexion j'ai adoré l'écrire, j'ai totalement affiné mon point de vue sur la naïveté grâce ça.
Bref, pour parler du texte, je compléterai ce paragraphe s'il y a des questions, n'hésitez pas.

L'égoïsme de l'écriture: Quand on écrit on est terriblement seul, et personne ne peut nous comprendre parce que l'interprétation, aussi enrichissante fut-elle, isole. Les mots ne sont jamais assez précis, jamais suffisamment vrais.

Soupir : Lecture d'une mère à son enfant. Je vous laisse répondre à la dernière question, parce que je ne peux pas encore y répondre :)

Crise: Description d'une crise d'eczema

Question: Ce texte, c'est une réflexion que je me suis faite ... à propos de mon père ... est-ce ça qu'il ressent ? Il est terriblement mal écrit, mais ça n'a pas d'importance, il est très spontané, je ne me suis pas vraiment relue. Il porte juste le poids de quelque chose que j'ai cru ressentir un instant.

Lilly: One-shoot écris avec elle. On était simplement en phase sur ce coup là

Le Temps: Petite réflexion avec moi-même ... pas spécialement joli ce texte. Mais je l'aime bien quand même

Crise cardiaque: C'est une idée que m'a donnée une amie en parlant d'un livre de Stefan King. Cette idée m'a fait rire plus qu'autre chose, j'en ai fait un rapide petit texte, très superficiel.

Aspiration: Vieux dialogue, qui date de mes débuts, je l'ai extrais de son contexte, rapidement retravaillé pour qu'il y ai une suite logique et puis posté :)

Sommeil: Minuscule texte, je dirais que ce ne sont que quelques phrases, écrites en cours de maths, entre des formules. Ce matin, j'étais vraiment très fatiguée :D

Paradoxe: Texte que je dédis à elle qui a prêté son magnifique prénom à l'un des personnages. Et puis aussi à elle qui m'a inspiré ce texte sans le savoir, juste en m'écrivant un commentaire. Sachez que ce texte est profondément ironique

Cours: Avant les vacances de Noël, j'ai passé une semaine où j'étais tout le temps malade. Dernière heure de cours, on regarde une pièce de théâtre, voilà ce que ça donne.

Haine: Ca résume assez l'état dans lequel je suis. Jusqu'à ce que j'ai déclenché la musique.

Fuck: Je suis allée au concert des Babyshambles. C'était étrange. Et j'ai imaginé Pete Doherty de l'intérieur pendant ce moment là.

Puiser: Petite phrase, je sais pas, j'ai cru la saisir un instant avant qu'elle m'échappe à nouveau.

Ruelle: Une conversation msn, c'est très enrichissant et ça donne des idées. Désolée pour le piteux état de mon écriture, phase habituelle je dirais :D Bon donc voilà, un double scénario inspiré d'une même situation et des mêmes personnages, y a juste un léger changement dans les réactions :p Bonne lecture

Ascendance : Un je t'aime qui s'envole, peut être que cette phrase n'a pas tant de poids que ça. Les gestes sont parfois plus significatifs

Lueur: Petite réflexion sur la vie, je ne sais pas trop dans quel sens. Peut être celui de trouver son chemin avec ses propres intentions, ou bien qu'on a pas besoin de toujours tout savoir, on peut simplement se fier à son intuition ... Je ne sais pas, à vous de choisir.

Extraits: Le concept me plaît, mais je n'ai rien sus en faire ... j'ai bugué, je me suis donc limitée à ces quelques lignes

Passion: J'ai pensé à ce texte en regardant simplement mon père écouter une chanson.

Pendu : Texte écrit à partir du dessin d'une de mes amies.

Chimère: Simple petit texte, sans grande réflexion, sans grand intérêt en fait. Je crois qu'il décrit simplement un sentiment qui nous enveloppe (il me semble) souvent dans les moments où on se sent seul.

Azur: Texte très étrange, que je n'aime pas trop parce que je ne sais pas pourquoi je l'ai écrit. Et c'est d'ailleurs pour ça que je le poste, peut être qu'avec vos impressions vous m'aiderez à trouver un sens à cet amas de mots :D Texte non retravaillé, il n'en valait pas la peine ^^

Bleu : description d'un regard atypique :D Merci à shooting-for-stars

S'étouffer: Texte plutôt simple à comprendre il me semble ^^ Pour une fois. Je ne vois pas ce que je peux y ajouter d'autre, s'il y a des questions ...

Frusques: Chose dû chose faite. C'est un texte partagé à la base. C'est à-dire que je devais l'écrire avec quelqu'un. La partie que j'ai posté est la partie que j'ai moi seule rédigé étant donné que la personne avec qui je devais l'écrire ne m'a toujours pas envoyé sa partie. Ce projet n'a simplement pas abouti, et je n'ai pas eu la patience d'attendre plus longtemps. Voilà !

Loin : Texte très simple, la vie d'un couple n'est pas toujours à son apogée. Dire les choses arrange parfois les situations.

Anda : Texte super mal-écrit, mais ça ne me dérange pas de le poster comme ça. Il en est plus réaliste il me semble. Une déclaration d'amour, ça n'est pas facile à faire, mais et à recevoir ?

Horreur: A vrai dire je ne sais pas ce qui m'arrive ces temps-ci, mais je n'arrive plus vraiment à écrire, mes mots sont maladroits, mais je ne peux pas m'empêcher de vouloir vous poster mes idées, alors peut être que je réécrirais ce texte et Anda aussi ^^. En tout les cas, je ne crois pas à la phrase: "le physique ne compte pas, c'est l'intérieur qui compte".

# Posté le lundi 19 novembre 2007 10:52

Modifié le vendredi 07 mars 2008 18:19

Réponse aux commentaires

Et voici aussi un article spécialement fait pour les réponses aux commentaires. Je préciserais bien sûr le pseudo et le titre de l'article associé. Oui je sais ça fait "très organisé", mais comme skyblog est mal foutu --' je crée des "rubriques", c'est moi le bazar ^^.

25.11.07

Ma guitare
Izia: Quand je l'ai écris ce petit texte, j'avais ma guitare dans la main, c'est peut être pour ça que je l'ai écris en pensant à cet instrument. Je ne trouve pas que le piano et la guitare soient totalement opposés, pour ma part je trouve que ce sont les deux plus beaux instruments, qui méritent d'être utilisés tout deux comme instruments principaux. Ils sont encrés dans la musique qu'on écoute aujourd'hui, ils nous sont familiés :).
Quand on est débutant, on progresse toujours vite, parce qu'on peut pas faire pire que ce que l'on fait sur le moment, et c'est la plus belle récompense. Le son pur et peu travaillé n'a aucune forme mais je trouve qu'il est intéressant à décrire, et ça, c'est pour tout. C'est la perfection de l'homme sauvage (je le ressors partout ^^mais Voltaire et Diderot m'ont définitivement marqué)

05.12.07

Calciner
Alias-devilish: J'avoue que j'écris rarement des choses gaies :D Désolé d'être aussi pessimiste ... enfin nan ... c'est pas le mot ... mais bon, tu vois quoi ^^ Je ne crois pas que l'on puisse réellement écrire lorsqu'on est heureux. On est trop gagné par l'effervescence, et ça nous empêche de poser à plat ce que l'on pense, je trouve. Je veux dire par là, qu'on est trop léger. C'est un sentiment trop distinct de l'état dans lequel je me met pour écrire. Le poids de la douleur ou bien simplement de la réflexion est bien plus utile et ce qu'il en ressort est souvent calqué sur mon état d'esprit.

07.12.07

Calciner
xhey-last-hik : Je suis assez d'accord avec toi. Mais l'ambiguité possible entre l'amitié fille/garçon, tire un peu trop vers un possible amour pour que la relation soit stable. Pour moi, l'amour c'est l'amitié et en plus un désir physique. Sans un certain partage, sans une certaine compréhension entre les deux personnes, je ne vois pas comment on peut construire quelque chose de beau, mais qui demeure en expension. Et souvent, le désir est là, un peu trop présent d'ailleurs, ou alors pas assez. Et là tout se brouille, l'entente devient imparfaite parce que l'un des deux veut ce que l'autre ne veut pas ... C'est étrange mais à la fois prévisible et surtout dommage quand des liens se brisent. Mais certains y arrivent.

17.12.07

L'égoïsme de l'écriture
feeling-box: Tu as très certainement raison. C'est mieux dehors que dedans, mais quand c'est dedans, tu n'as pas à accepter que ce que tu dis est faux. Tu n'as pas à te demander si tu n'es pas en train de te mentir ... Enfin t'as pas ce sentiment de ne jamais être sincère. De toute façon c'est toujours plus facile de se voiler la face :) En tout cas ton commentaire est très gentil. Et j'espère que je resterais ... comment dire ... fidèle à moi-même ?

18.12.07

L'égoïsme de l'écriture
feeling-box: Je n'ai pas dis qu'ils n'avaient pas de sens, j'ai juste dis qu'ils n'étaient jamais suffisamment proches de ma pensée. C'est complètement différent, parce que justement, ils revêtissent un sens que je ne veux pas leur attribuer ...

28.12.07

Question
Marie: Je sais pas ... en même temps quand tu dois vivre de ton art, je pense que tu dois tout faire pour que l'on te regard. C'est tellement dure de vivre de son art, parce que justement, se faire désirer c'est très risqué, il faut rester digne et à la fois chercher là où tu peux trouver. C'est vivre avec un égocentrisme assez puissant pour conserver de l'assurance. Mais aussi avoir l'intelligence de ne pas se mettre sur un pied d'estale, excusant ainsi l'échec. L'artiste n'est pas supérieur, il est ... autrement.

# Posté le lundi 19 novembre 2007 10:55

Modifié le vendredi 28 décembre 2007 12:20

Calciner

Calciner
Ses cheveux masquaient son éternel abandon, sa déchéance et sa douleur véhémente. Son visage parsemé de goutte de morosité se camouflait sous son épaisse chevelure. Il la regardait, sans trop savoir ce qu'il se passait. Ses épaules tremblèrent, il fronça les sourcils.

-Tu pleures ?

S'inquiéta t-il. Il n'osait pas l'approcher. Les couloirs étaient vides, et la voix du brun résonnait fortement.

-Pourquoi tu pleures ?

Continuait-il, il se pencha légèrement. Elle ne voulait pas découvrir son visage ravagé par le chagrin.

-Parce que je t'aime.

Lâcha t-elle soudainement. Sa confession lui arracha la langue. Un poids prit possession du corps du jeune homme, il partageait son mal à présent. Parce qu'aimer ça ne se contrôle pas, et qu'il ne contrôlait pas son amitié comme il ne contrôlait l'attirance et le désir. Si il avait pu, il l'aurait consolé, rassuré, embrassé lui offrant de douces paroles et le bonheur d'être à deux. Mais sa lacune, sa frustration sentimentale le vidaient, il se sentait impuissant et horriblement mal. Il n'osait plus la toucher, de peur d'approfondir la plaie. Il avait conscience de sa douloureuse présence. Il savait à quel point il la torturait. Il glissa le long du mûr, incapable de faire autre chose. Il la laissait se libérer, il la laissait pleurer. Son ventre se tordait, il était parcouru, traversé par la souffrance de la frustration. Il portait le poids de leur déchirure.

# Posté le mardi 20 novembre 2007 16:14

Modifié le vendredi 21 décembre 2007 13:04

Frustration

Frustration
Un regard, mais en vain. Ses rires lui brûlent les oreilles, parce qu'ils sont profondément sincères. Ses yeux brillent, ils savourent la délicate sensation. Mais ceux de la jeune fille, sont pâles et malheureux. Elle veut attendre, mais attendre alors que l'espoir la dédaigne, il la délaisse à la douleur de la frustration, à l'horreur de la souffrance. Les larmes ont séché en elle, parce que le mal est trop profond et il a déjà pleuré. Il a pleuré lorsque les bras rêvés du jeune homme se sont posés sur le corps chanceux de la fille à la peau soyeuse. Au plus profond de l'abîme intérieur de la jeune fille, là où réside toute sa force, s'étreignent la beauté de la résistance et le laissé aller de la déchéance, en un combat impétueux. Parce qu'aujourd'hui elle ne veut plus mourir de douleur parce les lèvres qu'elles souhaiteraient sentir sur elle, se posent sur une peau plus soyeuse et un corps plus arrondi que le sien. Le courage et le vouloir s'emparent d'elle, la laissant malgré tout tremper dans l'agressivité de la torture. Son visage se durci, elle se relève, prête à aplatir le monde, parce qu'aujourd'hui, la tendresse de l'amour, elle n'y croit plus.



# Posté le vendredi 23 novembre 2007 18:25

Modifié le vendredi 21 décembre 2007 13:04