Un regard, mais en vain. Ses rires lui brûlent les oreilles, parce qu'ils sont profondément sincères. Ses yeux brillent, ils savourent la délicate sensation. Mais ceux de la jeune fille, sont pâles et malheureux. Elle veut attendre, mais attendre alors que l'espoir la dédaigne, il la délaisse à la douleur de la frustration, à l'horreur de la souffrance. Les larmes ont séché en elle, parce que le mal est trop profond et il a déjà pleuré. Il a pleuré lorsque les bras rêvés du jeune homme se sont posés sur le corps chanceux de la fille à la peau soyeuse. Au plus profond de l'abîme intérieur de la jeune fille, là où réside toute sa force, s'étreignent la beauté de la résistance et le laissé aller de la déchéance, en un combat impétueux. Parce qu'aujourd'hui elle ne veut plus mourir de douleur parce les lèvres qu'elles souhaiteraient sentir sur elle, se posent sur une peau plus soyeuse et un corps plus arrondi que le sien. Le courage et le vouloir s'emparent d'elle, la laissant malgré tout tremper dans l'agressivité de la torture. Son visage se durci, elle se relève, prête à aplatir le monde, parce qu'aujourd'hui, la tendresse de l'amour, elle n'y croit plus.